Singapore

3 au 7 mars 2019

Arrivés à 21h30 depuis Sydney, mais avec le décalage horaire, il est presque minuit pour nous lorsque nous débarquons à Singapour. Le taxi nous offre la visite de nuit, dont nous ne reconnaîtrons rien le lendemain !

L’auberge Capsule-Pod a pour nous une petite chambre, toute neuve, juste de quoi y tenir deux grands lits et une douche-toilettes-lavabo derrière une vitre opaque ; intimité limitée.

Nous sommes en plein China Town, je fantasme déjà à l’idée de me faire des petits déjeuners de riz frit ou autre nasi goreng malais. Une allée dédiée à la bouffe se trouve de l’autre côté de la rue, nous allons donc y flairer nos options.

Thé, pas de problème. Jus de fruits fraîchement pressés, ok. Une boutique cuisine d’immenses pancakes qu’elle tartine de beurre de cacahuète ou de noix de coco orange et les vend en pointes ; on en prend deux pour tester. En face, sa consœur vend des muffins super bons à la banane, pomme-cannelle ou chocolat. Parfait. Par contre, de riz frit, point. Je fais tout le tour, les deux étages, rien. Je demande. « Ah, non, le riz c’est à partir de 11h seulement. » Et paf. Du coup, le lendemain je ferai le tour des tables et quand je verrai un client manger un plat appétissant, genre nouilles aux légumes, j’irai demander « la même chose », voilà.

Nous sortons faire le tour du quartier : les filles sont fascinées par les allées de boutiques « made in china » qui vendent des centaines de bebelles aux couleurs attrayantes, genre HelloKitty ou licornes. Nous tombons sur un temple qui a l’air de nous regarder comme des mendiants et trouve Anne-Laure pas assez vêtue. Ça va faire, là, après les Émirats et Oman, on se passera de ce temple !

On va plutôt en face, dans une boutique de médecine naturelle chinoise. On y achète une tisane de champignons inconnus et autre herbes bizarres contre le rhume, puis des pilules pour renforcer le système immunitaire (les deux ensemble ont dû marcher parce qu’une semaine plus tard, Anne-Laure et les filles se tapaient une sinusite, et moi je suis passé au travers !)

Nous continuons jusqu’au temple de la dent

puis nous remontons la grande avenue décorée de cochons.

L’architecture est super intéressante, au-delà des immeubles, il y a plein de maisons anciennes qui mélangent un style colonial anglais au pagodes chinoises, c’est assez réussi.

Nous marchons jusqu’à la Singapore City Gallery, espérant y trouver quelque exposition artistique, mais non, c’est une maquette de la ville présentant ses développements urbains.

Nous poursuivons dans les petites rues avoisinantes, avec des boutiques originales, comme celle-ci, spécialiste de la rénovation des carreaux de céramique :

Puis nous poussons jusqu’à la National Gallery, qui sera une vraie belle surprise : toutes leurs expos sont intéressantes ! Les deux immenses bâtiments communiquent

et nous emmènent d’une aventure à l’autre : les filles suivent avec nous le fil de découverte des artistes dans le temps ;

Ai Weiwei, Sunflower Seeds (2010)

puis nous suivons avec elles les constructions pour enfants et l’exposition de la mer où elles peuvent fabriquer une fleur en feutrine et boutons.

Tout le monde est content.

Et ce soir, nous trouvons un restaurant japonais juste derrière chez nous, succulent, alors pourquoi se priver ?

Singapour est constitué de tas de petits quartiers, qui savent se différencier tout en passant de l’un à l’autre en douceur, sans cassure. La ville-pays semble ainsi bien intégrée, homogène.

Aujourd’hui nous passons de la Chine à l’Inde vers Little India.

Les boutiques y sont pleines de couleurs, et originales : Anne-Laure serait prête à tout y acheter.

Les filles se font faire un tatouage au henné. Nous descendons jusqu’au Singapore Art Museum

où nous terminons la visite par d’immenses parts de gâteaux ou de glaces-macarons servies avec thé et jus de fruits ; pour tous les goûts.

Et nous arrivons enfin à Gardens by the Bay, une petite heure avant le coucher du soleil.

D’immenses arbres artificiels ont été montés ici en forme de vasque ouverte vers le ciel, recouverts de végétation, une passerelle haut perchée reliant trois d’entre eux.

Un ascenseur nous emmène là-haut et nous laisse 15 minutes pour redescendre de l’autre côté, avec un sympathique gardien pour nous empêcher de revenir sur nos pas.

En avant du parc se promène une voiture autonome, assez grosse pour balader 10 à 15 touristes.

Et en arrière du parc, tout un parcours visuel et olfactif a été organisé, avec des architectures, des arbres, arbustes et fleurs piqués autour du monde, qu’on nous propose d’explorer en même temps que quelques insectes du cru à chercher.

Nous suivons donc ce parcours en attendant le coucher du soleil et le spectacle son et lumières donné chaque soir au milieu des faux arbres, qui se prêtent effectivement bien à l’exercice : chaque « tronc » est couvert de spots lumineux et scintille de toutes ses couleurs en synchronisation avec la musique, classique, qui joue des airs de films d’aventures hollywoodiens.

Comme le Flower Dome était fermé ce jour-là, nous y revenons le lendemain matin. C’est une immense bulle en verre qui renferme elle-même une immense capsule végétale, une construction recouverte de mousse et de magnifiques espèces de fleurs, pas faciles à faire pousser dans la nature et qu’on retrouve là par paquets de toutes tailles et couleurs, c’est féerique !

On passe sous une cascade puis on monte à travers le dome pour redescendre sur une passerelle enroulée autour, nous permettant de tout voir sous toutes les facettes, c’est franchement magnifique. Et rafraîchissant.

Un touriste prend tout en vidéo et en profite pour capturer aussi nos filles, l’air de rien, en passant avec son objectif. Je lui tape sur l’épaule, mécontent, et il se barre en courant, le pleutre.

Juste à côté du Flower Dome se trouve son jumeau, le Cloud Forest, sous lequel des arbres de tous pays sont cultivés en mini-jardinets, du bonsaï japonais aux cactus du désert Mojave en passant par les baobabs africains. Là encore, des chouettes fleurs et succulentes égayent le paysage recréé.

La matinée passée, nous filons au sud de Singapour vers Sentosa Island, une île artificielle consacrée au jeu. Que des jeux. Nous refaisons une course de luge sur bitume, comme en Nouvelle Zélande,

puis nous allons à Kidzania : c’est une mini-ville où les enfants apprennent des métiers et travaillent pour gagner de l’argent et faire fonctionner l’économie !

Nous allons d’abord leur ouvrir un compte et prendre une carte de débit, puis nous les lâchons dans la jungle urbaine. Alors voilà Lily qui, après avoir joué la patiente pour 6 petits docteurs à l’hôpital,

se transforme en pompiste chez Esso,

pendant que Zoé transfert des fonds pour la banque.

Elles font ça hyper sérieusement, mais avec le sourire, en vraies professionnelles ! Elles vont ensuite tour à tour laver des vitres,

cuisiner du barbecue,

soigner des bébés, vendre des matelas chez Simmons

et enfin devenir pilotes de ligne, ouf ! Leur compte se remplit et elles peuvent finalement acheter des biscuits. « Que ça ? », s’étonnent-elles. 

Nous allons ensuite flâner sur la plage, au sable rocailleux de chantier. Il faut là encore empêcher une fille de se prendre en photo avec Zoé, sérieusement… J’ai l’impression d’être une star qui protège ses filles des paparazzi…

Nous rentrons de Sentosa par le téléphérique pour profiter de la vue et arrivons encore une fois dans la nuit à notre hôtel ; les filles adorent les villes la nuit.

Pour notre dernier jour à Singapour, comme notre envol est prévu à 23h, nous décidons de profiter de la nature avant de nous enfermer dans la carlingue et allons donc marcher depuis Kent Ridge Park jusqu’à Mount Faber Park. Rien que d’atteindre l’entrée en longeant la route bitumée nous a pris une bonne demi-heure ; les filles avaient super chaud avant même d’avoir entamé la véritable excursion. Ça commence alors par un bout de parc traversé par des coureurs, puis il y a une volée de passerelles à descendre entre les arbres, très chouette, et enfin on atteint les allées le long desquelles nous nous promenons. Nous traversons plusieurs jardins connectés, avec même une petite aire de jeux – en plein soleil – et plus loin un restaurant à couvert. Nous faisons tout ça parce qu’au bout se trouvent d’autres passerelles métalliques super longues qui surplombent la ville

et même au bout du bout les fameuses Henderson Waves, passerelle suspendue avec un superbe plancher de bois qu’on en voudrait dans son salon.

Il y a même une petite terrasse au milieu pour faire une pause et admirer la ville ; point de vue imbattable sur Singapour.

Par contre, on a mésestimé les distances – comme d’habitude – et on se retrouve à 14h au restaurant, affamés et assoiffés. Restaurant avec vue sur le téléphérique de Sentosa que nous avons pris la veille.

Requinqués, et avec encore plein de temps devant nous, nous nous dirigeons encore une fois vers Gardens by the Bay, mais du côté hôtel chic et boutiques de luxe, que nous traversons pour aller voir ce qu’offre le Art Science Museum. Et quelle bonne inspiration nous avons eue là ! L’exposition Into The Wild nous fait descendre en spirale à travers une forêt tropicale et, arrivés au bout, on passe dans une pièce fermée envahie de papillons virtuels qui frémissent tout autour de nous dans des projections luminescentes ; c’est féerique !

Ensuite on emprunte un toboggan de spots lumineux

pour arriver dans une ville virtuelle interactive : c’est un atelier où on dessine une voiture ou une habitation, qu’on scanne, et qui est intégrée immédiatement et animée au sein du gigantesque panorama de ville projetée au mur.

Zoé dessine un véhicule qui ira se perdre dans les embouteillages, pendant que Lily dessine tout ce qu’elle peut. Zoé jouera plus longtemps avec des boules lumineuses aussi grosses qu’elle, sur lesquelles elle se laisse rouler.

Il y a aussi une jungle interactive dans laquelle on peut intégrer un humain ou un animal. C’est rigolo tout de même de voir évoluer ses créations sur un grand mur : le lion de Lily marche et rugit !

Quelle belle surprise que Singapour ! Autant pour l’aspect multiculturel que culturel tout court : les quartiers sont beaux et intéressants à marcher ; les expositions et musées étaient tous supers ! Ça vaut vraiment le coup de s’y arrêter.


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