Quito

27 juillet 2018

Et si on le ratait, ce tour du monde ? Qu’au lieu de poursuivre de pays en pays on rentrait à Québec et que les filles reprenaient l’école en septembre ? Qu’au lieu d’une expérience familiale inoubliable et fusionnelle on s’apercevait qu’on n’était pas capables de vivre ensemble et qu’il nous fallait la routine du boulot et de l’école pour nous occuper ?

Parce qu’elle commençait plutôt bien, cette journée : départ à 7h de la pension à Lima ; pas de trafic ; enregistrement rapide des bagages à l’aéroport ; magasinage de lunettes de soleil pour Anne-Laure qui s’est transformé en achat d’une paire pour moi ; vol Avianca parfaitement à l’heure ; chauffeur (chauffeuse en fait) qui nous attendait à l’arrivée ; voiture jusqu’à l’Auberge Inn (« L’aubergine », tenue par un Français…) ; bref, tout nickel. Certes, cela représente des heures de transport et d’attente, mais une journée de voyage plutôt idéale.

Alors on pourrait arguer du fait que Quito n’est pas belle. Bien que la deuxième plus haute capitale du monde, notre première impression était plutôt de décrépitude et de pollution au gaz d’échappement. On est allés se promener pour tâter l’ambiance. Lily réclamait de l’argent de poche pour s’acheter des bonbons ; Zoé refusait une fois de plus de marcher et voulait rentrer à l’hôtel faire de l’iPad. Elles s’en foutaient du voyage, qu’on soit en train de traverser un petit parc qui montait vers une imposante cathédrale. C’était déprimant. Anne-Laure et moi avions juste le goût de tout laisser tomber.


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