Patagonia y Ballenas

24 au 31 juillet 2018

Puerto Madryn, c’est la porte de la Patagonie : située au milieu de l’Argentine, sur la côte Est, elle permet autant de profiter de la plage que d’explorer la Peninsula Valdés

Anne-Laure nous y avait trouvé un top spot, un appartement situé dans la rue derrière la plage : nous y sommes donc descendus gaiement dès notre arrivée (rappel : juste après s’être fait volé la selle durant l’emménageant. Hrrmmm…)

Et les baleines étaient là, jouant dans l’eau au loin ; on les voyait depuis la plage nous faire coucou de leurs nageoires ! Comme ça, sans aucun effort de notre part ! Et il y en avait bien 5 ou 6 ! Nous étions fascinés et les locaux, eux, continuaient de passer derrière nous, leur matériel à Maté à la main ; un jour comme tous les autres sur la digue de Puerto Madryn.

C’est étonnant, cette histoire de Maté : chaque argentin se promène ici avec son gros gobelet empli d’herbes, sa paille-filtre en métal enfoncée dedans, et son thermos d’1 litre d’eau chaude pour le refill. C’est hautement encombrant, et ça occupe les deux mains, pas pratique quand il faut promener en même temps son chien et ses enfants. Mais tout le monde le fait. Quelques personnes ont un porte-Maté, genre porte-bouteilles, mais c’est en bois, lourd, pas facile. Je ne comprends pas que personne n’ait encore inventé le mug portable à Maté, tout en un ? Étrange. Mais c’est une mœurs tellement répandue que tu peux prendre l’avion avec ton matos à Maté sous le bras.

Bref, on a longé la digue sous le soleil, mangé une glace artisanale (rappel : c’est l’hiver ici, mais il fait bien chaud), et crié sur les chiens errants un brin tannants.

Pour admirer de plus près les baleines, nous avons pris une route de terre qui longe la mer et, à 8 km de la ville, le pieds dans les galets, on a assisté au spectacle : baleine nageant à 10 mètres du bord ; baleine en séance d’éducation à son baleineau ; baleine qui fait le poirier la queue en l’air (pour se rafraîchir le popotin paraît-il) ; baleine qui se jette en l’air en faisant des gros splashs ; la totale !

Et comme on en voulait encore, on est partis à l’aube dans le parc Peninsula Valdès, jusqu’à Punta Pirámides, pour faire un tour de bateau. Ça prend 1h30 de voiture pour s’y rendre, on traverse la pampa ultra-plate à l’infini, pas d’arbres, juste quelques moutons et guanacos – les lamas locaux – et le ciel à 360 degrés.

On a embarqué avec la compagnie Botazzi dans un gros zodiac à coque dure, avec une vingtaine de touristes. Déjà, on a eu du mal à sortir de la baie parce qu’une baleine bloquait la route ; ça augurait bien ! Puis ça a été le festival parce que les bateaux ne sont apparemment pas limités dans leur approche des animaux, que les baleines sont très curieuses aussi, et qu’il y en a tellement que chaque bateau a son espace de mer pour lui tout seul.

Seules les femelles sont ici, pour nourrir leur petit et l’entraîner avant la migration. Entre les splashs et les flaques d’huile laissées par la queue, on entend aussi le baleineau chanter pour appeler sa maman. Et elles ne sont pas farouches !

Le parc est immense et les routes en terre ne permettent pas d’avancer à plus de 60 km/h, on a donc fait 4 heures de voiture pour voir les éléphants de mer, qui cuisent au soleil.

Malheureusement pas les pingouins qui n’arrivent que début septembre. Par contre, quelques Armadillos qui ont bien plu à Zoé

Et on avait notre dose ; on est donc rentrés pour aller jouer à la plage, non sans saluer nos amis Guanacos au passage, proches cousins des lamas

Puerto Madryn est très sympa, en dehors des chiens : fait beau, le sable est fin, y’a un Carrefour qui a du pain et des pâtes sans gluten, des fruterias avec des légumes frais, et on a même trouvé un magasin bio. La police y est aussi fort aidante pour une déclaration de vol (de selle).

En dessous de Puerto Madryn se trouve Trelew, et c’est tout le contraire : ville triste et sale, magasins fermés partout, déprimant. A part le musée de dinosaures, qui présente des supers beaux squelettes impressionnants, découverts en Argentine : on s’imaginait très bien tenir entiers dans la gueule du T-rex local ! Les filles se sont vaillamment mesurées à eux

On a commencé l’école pour Lily, Anne-Laure assure le français et moi les maths, un matin par semaine ; du coup Zoé a droit à ses leçons aussi : reconnaissance de chiffres, lettres, et exercices pratiques tels laçage de chaussures.

On se sent chez nous finalement, avec un rythme retrouvé agréable, même si ça demande un peu d’adaptation par rapport à Québec : on mange bien plus tard ; les commerces n’ouvrent pas toute la journée ; les gens ne parlent qu’espagnol.

C’est la fin de notre incursion en Patagonie, qui mériterait une exploration plus terrestre du genre randonnée ; il y a des tas de montagnes aussi qui attendent d’être escaladées. Peut-être un prochain voyage autour d’El Calafate en été ?


Leave a Reply

Pull for more
MORE