Namibia, Best of Africa : part 1

13 au 21 octobre 2018

Alors là ! Alors là ! Ça, c’est un pays parfait pour une petite famille en voyage en Afrique : routes excellentes (au centre en tout cas), distances raisonnables, directions bien indiquées, animaux faciles d’accès – et nombreux -, logements de qualité, gens sympathiques, et nourriture deux à trois fois moins chère qu’au Canada. En 3 semaines, pas un seul problème, si ce n’est un pneu crevé, vraiment pas compliqué.

Autant le dire tout de suite, nous n’avions plus envie d’en partir tellement la Namibie nous a plu, et c’est avec un soupir de nostalgie que nous avons quand même continué notre tour du monde…

Le seul problème, en Namibie, c’est qu’après 15h le samedi, tout est fermé pour la fin de semaine ! Et évidemment, quand nous arrivons à Windhoek, la capitale, c’est samedi. Ville morte. Seul le supermarché Pick’n’Pay est ouvert, plein de monde, ainsi qu’un café qui sert des parts de gâteau au chocolat dignes d’Obélix.

La Namibie, c’est 2,5 millions d’habitants, dont moins de 500 000 à Windhoek ; autant dire personne sur un pays dont la taille se situe entre la France et l’Ontario.

Notre plan est simple : foncer vers le Nord direction le parc d’Etosha, puis redescendre vers l’Ouest et longer la côte Atlantique pour revenir sur Windhoek par le Sud ; une belle boucle. Avec phacochères, babouins et dik-diks (sortes de mini-gazelles) régulièrement au bord des routes s’il vous plaît, voire pintades ridicules

La première étape à Otjiwarongo nous permet d’aller voir les Cheetah – guépards – dans une réserve, car les fermiers ont un peu tendance à les flinguer quand ils en voient près de leurs chèvres. Du coup, la réserve protège ses Cheetah derrière des enceintes, et en parallèle élève des chiens de troupeau qui sont vendus aux fermiers pour une somme symbolique ; ainsi tout le monde est content : les fermiers gardent leurs troupeaux, et les Cheetah ne sont plus massacrés pour rien.

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Otjiwarongo, c’est aussi la porte d’entrée du Waterberg, un gros bout de rocher avec un immense plateau, planté au milieu du désert, avec vue sur l’infini.

On était dans un Lodge très chouette – Out of Africa – qui avait une piscine absolument glacée malgré un soleil torride, et qui servait ses plats à 2 à l’heure. Le truc bizarre avec les restaurants du coin, c’est que les menus du soir sont très variés, alors que ceux du midi se limitent aux grilled cheese et burger…

On continue la montée vers Otavi, à quelques encablures du parc Etosha. Le lodge Ohangé ouvre sa barrière sur la grand route, mais il faut ensuite faire 3 kilomètres à l’intérieur des terres pour arriver à la réception : chaque lodge est ainsi construit sur de véritables réserves naturelles privées ; celui-ci ne possède « que » 11000 hectares, et devant la terrasse viennent boire les Springboks et les Elands, au milieu des pintades et des oiseaux. On a même vu deux zèbres s’enfuir lors d’un morning walk.

On était bien tranquilles au milieu de tout ça : les filles sur nos iPhones, nous derrière nos bouquins, avec savane et montagnes comme décor

Le souper – barbecue d’eland – nous a été servi sous les étoiles.

Le parc Etosha est incroyable : une fois passées les formalités et la porte d’entrée, on fait quelques kilomètres et paf! là, au bord de la route, une girafe gigantesque (pléonasme) broute tranquillement. Bon début.

Le temps de manger un petit truc, on reprend la route vers dik-dik drive, et là re-paf! Mais alors re-paf-paf-paf même : des éléphants en troupeau qui se baignent dans la mare ; des girafes qui regardent et font l’équerre pour boire ; des zèbres qui zigzaguent ; des oryx à la robe surlignée comme dans une peinture rupestre ; steinbocks ; kudu ; et même un p’tit rhinocéros à la fin pour rigoler ; que du beau monde !

C’était le délire dans la voiture Toyota, dont nous étrennions la solidité des boulons sur des pistes à vous réduire les os en purée.

Nous étions comme saouls de tant de merveilles animales d’un seul coup !

Et le temps de parcourir la dik-dik drive, nous croisons encore des troupeaux de zèbres (beaux, comme vous êtes beaux ! On aimerait dessiner vos zébrures sans fin), et des tonnes de springboks. Puis en faisant le tour d’un lac qui n’a plus d’eau, nous croisons des autruches, des gnous bleus

Franchement c’est la fête. Le lendemain, nous traversons le parc Etosha d’Est en Ouest les yeux écarquillés à la recherche de nouveaux animaux, passant toute la journée secoués comme des pruneaux. Les rencontres avec les zèbres et les springboks se multiplient à l’infini, parsemées d’oryx, de gnous bleus, d’impalas et d’autruches, avec quelques éléphants perdus et des girafes par lots.

Arrivant au bout d’Etosha, fourbus, le soleil déjà bas et les herbes roussies par l’ombre déclinante, nous apercevons trois lionnes, assises, attendant patiemment que le gros éléphant sage ait terminé ses ablutions

Le vieux prend son temps, flappant des oreilles lorsqu’une lionne s’approche trop, faisant immédiatement reculer celle-ci. C’est l’éléphant le roi des animaux à la mare.

Ce soir nous dormons dans le luxe du Okutala Etosha Lodge, qui nous accueille avec un magnifique rhinocéros 

Arrivés à la réception (11 kilomètres de l’entrée), on nous offre un petit Rooibos fruité, une serviette fraîche, et on nous prévient : « Faites attention à la girafe ; c’est notre animal de compagnie ici. »

Depuis le restaurant – tout en bois et mobilier sculpté – la vue est dégagée sur la savane, et au pied du lodge est aménagé un point d’eau où les rhinocéros viennent jouer avec leur petit et s’y faire nourrir

Les oryx y viennent nombreux aussi. Et des autruches restent à l’ombre avec les mangoustes et leur ami suricate

Les soupers étaient sous forme de buffets ; les filles adorent ce plaisir de choisir et remplir leurs assiettes. J’ai goûté l’oryx au barbecue, c’est comme du bœuf très tendre, délicieux. La piscine est glacée bien entendu

Le soir en allant nous coucher, nous passons devant la réception et levons le nez vers deux immeubles quadrillés en train de brouter les hauteurs des feuillages, les pieds dans les parterres ; c’est vraiment, vraiment grand des girafes ; Lily n’en revient pas, elle fait des allers-retours pour nous répéter combien elle les trouve incroyables puis revient s’approcher toujours plus de ces splendides monstres à échasses.

On a dormi tranquillement au milieu de cette faune, et voici ce que nous avons trouvé à notre porte au réveil :


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