Machu Picchu

17 au 21 juillet 2018

Le Pérou produit du sel, mais pas depuis la mer : il existe une petite rivière qui coule entre deux pans de montagne et qui, bizarrement, coule salée. Les Incas qui l’avaient découverte ont découpé la vallée en centaines de bassins salins et y ont organisé la récolte du sel, perpétuée aujourd’hui de la même manière artisanale, le tout petit filet d’eau étant ingénieusement détourné pour alimenter chaque coin alternativement de ce Saler de Maras

Les 100 grammes de sel se vendent à 1 sole, soit 0,4 $ CAD. Gros sel, sel fin et sel de bain aux propriétés certainement guérissantes. Leur chocolat noir à la fleur de sel est succulent. Anne-Laure dit que ce n’est pas du vrai 70%. Peut-être pour cela que je le trouve bon ?

Ceci était donc un chouette petit détour avant de prendre la route vers… vers ? Alors oui, le Machu Picchu, mais qui nécessite en fait deux étapes incontournables parcqu’obligatoires : Ollantaytambo (prononcez s’il vous plaît), puis Aguas Calientes (traduction : les eaux chaudes).

Ollantaytambo ressemble à l’idée que Jeff se fait d’un camp de base au Népal, ou encore d’une petite station balnéaire alpine : plein de petits hôtels et de mini restaurants pour backpackers, ambiance chaleureuse et décontractée, musique en sourdine, vendeurs de colliers et touristes partout. Outre un magnifique temple du Soleil, Ollantaytambo renferme aussi la gare permettant de relier Aguas Calientes, car t’as pas tellement le choix pour aller au Machu Picchu : c’est à pied ou en train. Pas de route, même de terre. Tout est acheminé en train vers Aguas Calientes, même le bois de construction, car il est interdit d’en collecter dans la forêt tropicale où nous entrons

Aguas Calientes est une ville totalement artificielle, et pour cause : elle est à usage unique car personne ne vient ici pour le tourisme ; les commerçants savent que tu ne reviendras pas une fois le Machu Picchu visité, et ne font donc aucun effort, mais chargent le maximum. La nuit à Aguas Calientes est obligatoire car le départ le lendemain est à 6h pour la montée finale, en bus, à tombeau ouvert, sur une piste tout juste damée, vers le site tant désiré.

Il pleuvait, mais on s’en foutait complètement, on attendait juste les éclaircies pour réaliser qu’on était bien là, et on écoutait notre guide passionnant nous expliquer les choses du passé. Par exemple, je croyais que les différences de constructions reflétaient l’avancée des connaissances des Incas ; pas pantoute : le peuple avait des maisons en pierres grossièrement ajustées ; les nobles en pierres bien ajustées mais aux surfaces peu travaillées ; et le clergé en pierres ajustées au millimètre, aux arêtes arrondies et aux surfaces lisses

Les portes sont en V inversé pour résister aux tremblements de terre, et un système de cordage actionnait les portes en bois. Certaines pierres présentent des petites protubérances, comme des boules, qui servaient pour manipuler les pierres puis à s’orienter avec les étoiles.

Le peuple portait un bracelet de cuivre pour être identifié, et pouvait accéder à la noblesse lors de concours ponctuels ; leur descendance conservait ensuite ce rang.

La visite s’est terminée à midi, pour laisser les groupes de l’après-midi entrer, et on a reprit le bus dans l’autre sens, puis le train, et finalement la voiture pour aller nous reposer les yeux et les sens dans des villas de luxe du Nunu Boutique Hotel

 


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