Galapagos

1 au 8 août 2018

Les scientifiques sont encore partagés sur la question de l’évolution. Perso, je pensais que c’était une histoire de chance, qu’une erreur s’était glissée dans le code génétique d’une espèce, lui permettant de survivre et laissant les autres crever. Apparemment, seule une minorité pense ainsi, car le problème est le suivant : les espèces ne se reproduisent qu’entre elles. Mettons que un ou même quelques membres de l’espèce mutent dans le bon sens et qu’ils se reproduisent, l’évolution serait très rapide, quelques années, et ça prendrait un peu de mélange pour ne pas finir avec des mutants non-viables ou stériles. Or, justement, l’évolution prend longtemps, plusieurs centaines d’années ; ça touche toute une espèce, pas seulement certains de ses membres ; et il n’y a pas de mélange inter-espèces. Pour toutes ces raisons, la plupart des scientifiques pensent que l’évolution n’est pas due au hasard, mais que l’environnement dans lequel se retrouve une espèce force cette espèce à changer génétiquement pour être mieux adaptée et y survivre. Des fois, cela peut se concrétiser par une élongation du bec d’un petit millimètre pour qu’un oiseau aille chercher sa nourriture juste là où il faut ; d’autres fois c’est un cactus qui a de plus longues aiguilles pour capter davantage d’humidité, ou encore c’est un iguane qui perd une partie de sa queue pour mieux se déplacer sur terre. C’est assez déroutant, car cela confère plus de pouvoir à la nature que ce qu’un humain peut concevoir.

Nous avons visité 7 îles des Galapagos, ce que le Coral I – notre bateau – désigne comme les itinéraires sud puis nord.

Un gros retard d’avion nous a plombé le premier jour et, manque de nourriture + manque de sommeil, Anne-Laure et moi avons fini la journée avec un gros mal de tête, si bien qu’à l’arrivée sur le bateau, nous sommes allés nous coucher sans manger. Les filles étaient vertes, non pas de mal de mer, mais parce qu’elles manquaient le buffet. Honnêtement, nous n’étions plus capables, les mouvements du bateau et les odeurs de bouffe étaient de trop. Heureusement, le lendemain nous étions en pleine forme pour profiter de notre semaine de croisière.

Y’a un truc vraiment marrant aux Galapagos, c’est les Blue Footed Boobies, du genre des Fous De Bassant qu’on a en Gaspésie, mais version à pattes bleues. Il y a une autre espèce à pattes rouges, et une troisième, le Nasca Booby. Mise à part la couleur des palmes, les Boobies sont toutes pareilles, pourtant aucune ne se mélange.

Et comme elles n’ont aucun prédateur, elles n’ont aucun besoin de faire de nid : elles pondent donc directement sur la roche, ou sur notre chemin de randonnée, peu leur importe.

Personnellement, j’attendais surtout de voir les iguanes, ces espèces de dragons préhistoriques, et pourquoi pas de nager avec eux. Cette dernière occasion ne s’est pas présentée, mais par contre, des iguanes, j’en ai vu par paquets de cent !

Il existe deux espèces ici : les iguanes marins, et les terrestres, qui se sont adaptés différemment, surtout leurs crêtes et leurs queues.

Ce qu’on voit sur absolument toutes les plages, et même dans les ports des villes, ce sont les lions de mer, animaux placides, ils dorment quand même beaucoup, et sont surtout curieux : nous étions les touristes, mais c’étaient eux qui venaient à notre rencontre pour nous dévisager ou jouer avec nous dans l’eau

Dans l’eau se trouvaient aussi les tortues, là encore présentes sous différentes espèces, mais grossièrement de mer ou de terre. Dans l’eau près de la plage, les tortues se sont pointées par deux, la femelle essayant vaguement de surnager pour respirer pendant que le mâle lui grimpait dessus. Il paraît que les tortues copulent pendant 4 heures ainsi, en flotillant entre deux eaux ! Bon courage… Sur chaque plage où nous abordions, il nous était interdit d’aller fourrager dans les dunes en arrière, car chaque plage est en terrain de ponte potentielle

Du côté de la terre, les tortues géantes se baladent dans d’immenses réserves herbues. C’est sûr, c’est gros une tortue. Et c’est lent, atrocement lent. Même pour mâcher. Mais ce qui impressionne le plus en observant ces animaux, c’est de réaliser combien elles sont vieilles : celles qu’on voyait étaient nées en 1800-quelque chose ! Avec leurs cous plissés et leurs vieilles pattes tordues ! Et chaque morceau de leur carapace porte des cercles concentriques, comme pour les arbres, mais passé un certain âge, les cercles ne sont plus comptables

Côté oiseaux, présents partout, on voyait notamment les pélicans voler puis plonger subitement dans la mer pour chopper du poisson. Les albatros étaient là en cette période avec leurs petits, qui ont 3 mois pour apprendre à voler, puis zou ! C’est très différent des Boobies, qui ne migrent pas et dont les petits mettent 6 mois avant de savoir voler ; elles s’entraînent sur une branche à battre des ailes. Les flamands roses s’observaient à quelques endroits. C’est à cause de l’algue rouge consommée par les crevettes dont se nourrissent les flamands que ces derniers deviennent ainsi roses : plus de crevettes ; plus de rose. Comme les Boobies : nourriture de meilleure qualité ; pieds plus bleus.

La vie à bord était plutôt chouette : cabine sur le pont principal avec grande fenêtre sur l’horizon ; buffet copieux à chaque repas ; deux soirées barbecue sur le pont supérieur pour admirer le coucher de soleil. A chaque fois qu’on quittait le navire, ils refaisaient notre lit. Et au retour, nous étions accueillis avec une bonbonne d’eau citronnée et une collation – jamais santé – du genre ailes de poulet grillées ou crème glacée. Le bateau se déplaçait la nuit – roulis ou tangage inclus – et le midi, plus tranquillement, me laissant un moment de sieste toujours bienvenue, avec Zoé. Anne-Laure préférait profiter des quelques mini-conférences dispensées, ou lire un bouquin. Lily dessinait sur les blocs de feuilles mis à disposition, ou lisait sur iPad.

Lily s’est initiée au plaisir du snorkelling : on se jetait à l’eau depuis un zodiac ou on suivait les rochers depuis la plage. Le snorkelling a aussi été l’activité préférée de Zoé, selon elle, bien qu’elle l’ait pratiqué sans masque ni tuba : juste flotter dans sa combi et 50 centimètres d’eau lui suffisaient.

Pour une fois, les filles s’entendent sur un point : les Galapagos, c’est leur voyage préféré jusqu’à présent ! Nous avons franchement adoré, et notre guide – Jorge Torres – y était pour beaucoup, tant pour ses explications que pour ses anecdotes, et il prenait toujours le temps de répondre aux questions des filles ; merci Jorge !

Et le bonus avant de partir :


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