Cataratas del Iguazú

4 au 7 septembre 2018

Arrivés à Iguazú, nous n’avons plus l’impression d’être en Argentine : moins propre, plus pauvre, la ville ne ressemble pas aux autres. La raison est peut-être géographique : Iguazú est à l’écart de son pays, enclavé entre deux autres, le Brésil et le Paraguay. Seules des rivières les séparent, et comme Lily l’imagine, pourraient être facilement rejoints d’un coup de nage

Pour ceux qui se demandent à quoi ressemble le Brésil, c’est ça, le Brésil :

Coup de bol, ce point de vue coïncidait avec une petite aire de jeu, ce qui a facilité la motivation des troupes

Et nous a permis de faire toute la ville d’un coup à pieds. Il n’y avait pas des milliards de choses à explorer, à Iguazú, alors l’après-midi, on s’est laissés porter par la promotion d’une construction en bois où les enfants pourraient grimper, La Aripuca

Mais en fait, c’était pas du tout pour les enfants, à part une petite rampe à 1 mètre de haut…

Le reste était un attrape touristes avec des tas de bibelots typiques d’Argentine ; grosse déception familiale. Mais comme ils avaient une belle grande pelouse, on a joué à se courir après.

Bref, l’attraction d’Iguazú, ce n’est vraiment pas Iguazú. Ce sont les chutes.

Levés avec le soleil, nous avons foncé vers le parc, pris nos tickets d’entrée, marché jusqu’au petit train, tchou-tchou, et direction la Gorge du Diable, tout en haut des chutes.

Il faut traverser nombre passerelles en métal pour atteindre la gorge, qui emet de la fumée au loin

On marche, on marche, on admire l’eau brune sous nos pieds, on croise des gens qui en reviennent trempés mais heureux, et c’est au bout de cette longue marche que le bruit et l’eau gonflent d’un seul coup, et vlouf!

C’est époustouflant, gigantesque, et très humide ! Et beau ! Il y a le vlouf! à gauche, mais aussi le vlouf! à droite

C’est démentiel de puissance ; revigorant même. Tu fais : « Ouah… » et tu sors de là avec un sourire idiot collé sur le visage, puis tu fais le trajet inverse sur les longues passerelles, trempé mais heureux.

Il existe 3 trajets principaux pour admirer les chutes côté Argentin, nous avons donc emprunté les 2 autres à la suite du petit train. Sauf qu’on a pensé naïvement pique-niquer avant de se mettre en route. J’ai sorti le paquet de biscuits du sac ; je n’ai pas eu le temps de le poser sur la table qu’un singe débile a sauté de nulle part, choppé nos biscuits et foncé dans un tas de Koatis furieux pour tenter de se sauver. J’ai couru après. Mes biscuits, merde. L’employée du parc – que je croyais être de mon côté – est arrivée en courant, a fait fuire les monstres, a récupéré le paquet éventré, et l’a… jeté à la poubelle ! « Contaminé » a-t-elle dit. Raaah ! Voilà la tronche de ces sales rapiats, en mode « regardez comme je suis mignon, gentils touristes »

Nous avons donc mangé en marchant, et rentré toutes victuailles à chaque approche d’une aire officielle de pique-nique.

Vues d’en bas, les chutes sont tout aussi belles

Et les passerelles permettent de s’approcher vraiment très près de chacune d’elle, presque sous elles parfois

Il y a des kilomètres de passerelles, et des centaines de chutes : une journée de plaisir mouillé ! Et c’est juste du côté Argentin ! Alors le lendemain, levés avec le soleil, nous avons passé la frontière brésilienne et oui, bon, il faut avouer que la vue d’ensemble depuis cette autre rive est très impressionnante

bien qu’un peu plus lointaine. D’ici, les chutes semblent parsemées comme dans la forêt de Tarzan

Les chutes d’Iguaçu représentent une étape de notre voyage, un jalon longuement planifié, qui semblait presqu’illusoire à l’époque. Et là nous y sommes


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