Cape Town, la ville hors d’Afrique

3 au 10 novembre 2018

Paraît-il que lorsqu’un sud-africain prend l’avion pour, par exemple, le Kenya et appelle alors ses amis, il leur annonce : « hey, je suis en Afrique ! »

Ce bout de pays autour de Cape Town, bien que fermant effectivement le continent, n’a rien d’africain ; on se croirait plutôt dans l’opulence du sud des États-Unis, avec pour débuter notre périple des vignobles verdoyants étalés de collines en collines au milieu des pentes d’herbes roussies

Nous sommes partis vers le Nord, à Anna Beulah Farm, une ferme qui vend ses produits et fait en même temps maison d’hôtes, salon de thé et école pour les défavorisés. Les filles, toutes excitées, participent à la récolte des oeufs, que nous achetons ensuite pour le déjeuner

Nous traversons les vignobles – sans profiter des nombreuses dégustations, bien que les filles soient d’accord pour conduire la voiture – et allons marcher au Tygerberg. L’entrée du parc est planquée tout en haut d’une banlieue super chic, dont chaque maison affiche en gros le nom de l’entreprise de gardiennage. Le Tygerberg surplombe toute la vallée, la promenade est super facile, mais nous manquons d’endurance depuis quelques temps et les petites jambes fatiguent très vite

Parmi les villes alentour, Stellenbosch en est une assez chic, avec de nombreuses galeries d’art, des magasins d’artisanat dont un qui habrite une forêt de girafes en bois, et des tanneries qui vendent cuir d’autruche et crocodile. Et plumes d’autruche…

Mais en dehors des commerces, il nous arrive à peu près la mésaventure inverse de la Namibie : le lundi, pas moyen de faire des activités, qui se sont toutes déroulées durant la fin de semaine… Alors après plusieurs échecs, et espoirs enfantins déçus, nous débarquons au centre équestre du coin pour leur demander une petite promenade : 15 minutes chacune dans le champ voisin

Nous sautons Cape Town pour le moment, et allons tout au Sud de la péninsule passer trois jours au frais de Simon’s Town. Nous passons ainsi de l’Atlantique à l’océan Indien

La ville de Simon’s Town a un port très actif, la marine militaire y occupe un bout et les pêcheurs l’autre. Les commerces, peu nombreux, ne se trouvent que sur la rue principale et sur la jetée. Notre backpacker donne aussi sur la route. Les restaurants sont excellents, et la plage abrite une colonie de pingouins super choux, et pas farouches

Anne-Laure tombe en amour avec cette ville bordée de montagnes, où chaque habitation doit jouir d’une vue splendide sur la mer.

De là, nous pouvons aller facilement au Cap de Bonne Espérance. Donc off we go, on commence par gravir le phare (en funiculaire) pour redescendre (à pied) vers le Cap en longeant la côte rocheuse, bordée de sable blanc et d’eau turquoise

Le vent est furieux : il nous rafraîchit tant qu’on oublie le soleil qui est en train de nous cramer – tous, sauf Zouzou !

On apprécie la chance incroyable que nous avons de pouvoir ainsi contempler le bout du monde – par deux fois, après Ushuaia !

Puis vient le moment d’explorer la ville de Cape Town, qui a eu la bonne idée de réaménager une grande partie de sa zone portuaire en commerces et restaurants. Ce waterfront habrite notamment l’aquarium, que nous visitons le matin. Des tunnels et hautes baies vitrées permettent de voir les tortues, les raies, les requins nager autour de nous ; les pingouins occupent pratiquement tout le dernier étage ; des aquariums montrent tout le reste, dont des poissons-éléphant, je n’avais jamais vu cette espèce-là. Les filles ont aimé passer la tête dans l’aquarium des poissons-clown

On s’est offert une petite promenade dans le train de Hamley’s, et nous avons fait 6 tours de grande roue

Nous logeons dans le quartier Gardens, qui a l’air plutôt chic, bien que des vendeurs de rue essaient de vendre leurs mobiles en fil de fer aux autos qui passent, et une femme dort dehors, au pied de notre immeuble. À un pâté de maison se trouve un restaurant indien que nous essayons le premier soir, et qui se trouve être une pure merveille gastronomique, et un vrai succès auprès des filles, tant les plats pourtant classiques sont succulents.

Surplombant la ville se trouve Table Mountain, que nous gravissons le lendemain. En téléphérique.

Là-haut, une petite promenade permet de faire le tour du plateau, et la vue y est splendide

Du coup, on n’a pas vraiment vu le centre ville de Cape Town ; trop court, deux jours. Juste le temps d’aller y poster notre colis et, franchement, on devrait tous les faire partir d’ici : aucune question, aucun papier à remplir, pas de douane, rien. On inscrit l’adresse sur le carton et zou!

Fait intéressant, la poste vendait un petit pamphlet accompagné d’un timbre sur Nelson Mandela : les filles étaient intriguées ; on l’a acheté et relu plusieurs fois.


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