Cairns & Cape Tribulation : Oz 5/6

19 au 25 février 2019

Décollage à 7h de Gold Coast : la ville n’est pas encore réveillée lorsque nous montons dans le taxi, à 5h30. Les filles sont des zombies, dociles. J’admire leur courage dans ces moments-là, toujours prêtes à suivre ; toujours partantes. Gros bâillements quand même.

Nous sommes accueillis à Cairns par un distributeur automatique de tongs décorées au style aborigène.

Nous louons une voiture pour monter vers la Rain Forest, la forêt tropicale, de Cape Tribulation.

La route longe la mer, des petits spots de sable apparaissent entre les rochers, mais nulle part où s’arrêter pour se baigner, et aucune envie de le faire vraiment : bien que le soleil soit déjà chaud ce matin, nous n’avons pas envie de nous risquer à nager avec les box jellyfish, ces petites méduses bleues et carrées qui infligent des brûlures à hurler.

À Port Douglas, notre chambre comporte une cuisine et un salon. L’hôtel a une piscine et les filles fantasment tout de suite dessus !

Nous filons trouver un restaurant en ville, qui ne comporte qu’une rue commerçante vraiment, avec quelques perpendiculaires intéressantes. Il crève de chaud. Nous nous réfugions dans un restaurant bio à clim ; contradictions quand tu nous tiens… 

Au bout de la rue, la mer. Une langue de sable infestée de moustiques et des jeux pour les filles, sous filets parasoleils. Un banc profite de l’ombre d’un arbre ; Anne-Laure et moi en profitons aussi pendant que les filles transpirent. Nous furetons dans la librairie du coin, qui se spécialise en classiques et vieux bouquins ; nous cherchions des nouveautés à lire ; pas de bol. Fais trop chaud ; les filles rentrent pendant que je tente la librairie-café du centre, mais trop peu achalandée pour y trouver une lecture attirante. Tant pis.

Arrivé à l’hôtel, je suis accueilli par les splash-splash des filles dans la piscine. Anne-Laure qualifie l’eau de soupe. Effectivement, elle est tellement chaude qu’on ne sent pas la pluie nous tomber dessus.

Nous avons réservé un tour avec Billy Tea Safari, recommandé par les locaux. Comme nous sommes juste 2 jours à Cape Tribulation, nous voulons maximiser notre exploration du coin.

Nous démarrons vers 8h dans un gros 4×4 du genre tank moderne avec fenêtres et hauts-parleurs pour entendre les commentaires du guide-chauffeur : il est super sympa, a l’âge d’être retraité, et nous parlera sans pratiquement s’arrêter de toute la journée. Le truc moins cool, c’est que Cape Tribulation est en fait à deux bonnes heures de Port Douglas, et que les deux endroits les plus intéressants sont aussi parfaitement indiqués, et accessibles par n’importe quelle voiture ; on aurait pu le faire nous-mêmes.

Le premier stop est une incursion dans la forêt tropicale sur une passerelle en bois, un petit tour de 15 minutes faisable en tongs. Les arbres couverts de mousse et de lianes sont très beaux ; les fougères grandioses.

Le deuxième stop est à la plage de Cape Tribulation, avec une petite promenade sur la crête et une jolie vue de la forêt touffue qui démarre vraiment à partir d’ici et s’étire vers le Nord.

Il est passé midi, on crève la dalle. Mais le guide connaît un coin de paradis qu’il souhaite nous faire découvrir. C’est un peu plus loin dans la forêt et là, le 4×4 s’avère utile. Il s’arrête au bord d’une piscine naturelle – et très fraîche – et pendant que les touristes s’y baignent,

il prépare le thé en faisant chauffer l’eau dans son Billy (un pot en fer blanc utilisé par les pionniers) et coupe des fruits du bush absolument succulents ! Il nous offre aussi de son gâteau arrosé de sirop de sucre de canne.

Puis nous partons pour le restaurant, sur la route du retour, où le guide se met au barbecue. Il est passé 14h lorsque nous mangeons ; très bon, mais vraiment trop décalé.

Nous allons nourrir les petits wallabies en arrière du restaurant

avant de reprendre la route, 3 heures en sens retour, avec une petite pause chez un artisan glacier qui propose un trio de parfums locaux et le fameux thé que Billy Tea nous a préparé à midi.

On re-piscine à l’arrivée à l’hôtel !

Pour notre dernière matinée à Port Douglas, nous allons tester la mer : un filet est tendu dans l’eau pour protéger les nageurs des éventuelles méduses et, bien qu’il ne soit que 9h, l’eau salée est poisseuse, brûlante, le soleil nous tape sur la tête, c’est presque insupportable de rester là. Nous partons donc rapidement pour Cairns, avec une pause au Rainforest Wildlife Habitat pour aller voir à quoi ressemble un Cassowary, cet oiseau-autruche préhistorique  avec sa crête cornue, très difficile à apercevoir dans la nature.

Les filles en profitent pour jouer avec les Loriquets dans la salle à dîner.

Il crève de chaud, l’ai-je mentionné ? La voiture affiche 42 degrés.

À Cairns, nous sommes à l’hôtel pratiquement en front de mer, au bout de l’esplanade. Je vais rendre tout de suite la voiture, devenue inutile pour nos 3 jours en ville, et je passe en chemin par une sorte d’office de tourisme, où le gars m’explique en détail les options familiales pour profiter de la grande barrière de corail. Y’en n’a pas 36 finalement, si on veut minimiser le temps en bateau et maximiser le snorkeling avec les filles sans être lâchés dans l’eau au milieu de nulle part, car Zoé ne nage pas encore sans ses flotteurs. Donc option plateforme ancrée sur le reef pour nous. Nous le réserverons pour après-demain, car demain on veut s’envoler dans les arbres. C’est un parcours scénique assez rigolo : on part en train – un beau vieux train bien entretenu aux banquettes de cuir rebondies et fenêtres de bois – pour aller jusqu’au village perché de Kuranda, en passant par les montagnes avec ponts à poutres métalliques, tunnels répétés et montagnes à cascades. Superbe panorama ; gares pleines de cachet ; chouette train aux allures d’antan ; Anne-Laure ravie !

On passe dans des tunnels pleins de zombies…

Nous mangeons à Kuranda dans un restaurant à touristes, bouffe moyenne mais arbres colorés par-delà la terrasse. Et juste après, nous tombons sur une galerie d’art aborigène qui nous attire beaucoup. Je craque sur les peintures d’un gars ; Anne-Laure sur celles d’une fille ; qui se trouvent être conjoints dans la vie ! La coïncidence est frappante, nous achetons donc chacun un tableau pour les remettre ensemble chez nous.

Nous goûtons les succulents gâteaux d’un café du coin pour compenser le triste repas, puis nous nous rendons au téléphérique qui nous ramènera en bas, en passant au milieu et au-dessus des arbres : 7,5 km de descente avec vue panoramique, le top !

Nous rentrons vers 17h, heureux, bien que les filles ne pensent qu’à une chose à présent : la piscine de l’hôtel ! Lily s’entraîne à l’apnée pendant que Zoé s’essaye à nager sans flotteurs.

Nous allons souper dans un restaurant vietnamien qui semble très couru à Cairns et qui propose des nouilles en soupes de toutes sortes. Nous avons droit encore ce soir au vol puant des énormes chauves souris qui balaient le ciel au tombant de la nuit.

La plateforme de snorkeling est accessible par bateau depuis Cairns, une traversée de 2 heures. Le bateau servira de toilettes et cuisine ; la plateforme de salle à dîner et pivot des activités : à droite, les combinaisons de plongée ; à gauche, le bateau à fond de verre et le se mi-submersible ; tout droit, la mer et sa zone de confort délimitée par une ligne de bouées. Ceux qui vont trop loin sont rappelés à l’ordre par coup de sifflet.

Un tour privé en snorkeling nous avait été offert, nous nous préparons donc d’avance et sautons dans l’eau pour faire le tour du propriétaire.

Le guide nous appelle un peu énervé, nous aurions dû être sur la plateforme et non dans l’eau, du coup, ça y est, nous avons deux minutes de retard sur son programme chargé, mais il nous demande quand même de sortir de l’eau, retirer nos palmes, monter sur la plateforme, où il nous explique comment mettre un masque et des palmes – merci, vraiment.

Comme nous avons ce guide, nous sommes autorisés à dépasser la ligne des bouées. Zoé porte un gilet de sauvetage, mais trouve le palmage difficile et fatigue vite : le temps que le guide nous fasse la première démonstration des Christmas Trees qui se cachent au moindre mouvement, Zoé voulait rentrer. Je la raccompagne pour laisser profiter Anne-Laure et Lily du tour, mais non, le guide insiste pour nous raccompagner aussi mais ne m’aide pas à remorquer Zoé pour autant.

Zoé veut tester le toboggan qui tombe dans l’eau mais en a peur : on s’installe donc tous les deux, elle sur moi, et on s’élance à toute vitesse, ça tourne, ça tourne et vlouf! on est dégobillés en mer ! Zoé rit, et veut recommencer encore et encore.

Anne-Laure et Lily rentrent du tour après avoir vu un énorme bénitier. Il y a une tortue sous la plateforme aussi, et un gros Napoléon peu farouche,

mais les coraux sont assez abîmés. Il n’y a plus de grosses bomies jaunes ou bleues comme je les avais vues en 2002.

Nous allons manger au buffet, puis envisageons notre après-midi au sec : sous-marin tout d’abord, nous sommes juste sous le niveau de la mer et promenés un vingtaine de minutes en un aller-retour depuis la plateforme, l’eau est trouble, on voit tout juste des coraux ; c’est la petite algue accrochée à ma vitre qui m’a le plus amusé.

Puis bateau à fond de verre : bizarrement, c’est cette activité dont j’attendais le moins que j’ai préférée, car la visibilité était bien meilleure que dans le sous-marin et la guide faisait vraiment des efforts pour nous donner des explications sur la grande barrière de corail et nous montrer son habitat.

Dimanche : il pleut. Des cordes. Non-stop. Nous nous déclarons bien chanceux d’avoir fait nos activités les deux jours précédents. Maintenant tout ce que veulent faire les filles, c’est aller dans la piscine, même sous la pluie. Nous faisons un peu d’école avant et zou! à l’eau.

On profite d’une accalmie pour se dégourdir les jambes sur le front de mer

et une visite au musée-galerie d’art de Cairns. Rien d’extraordinaire, mais ça occupe. Nous refaisons les sacs à dos, pour la dernière étape en Océanie : Sidney !


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