Adelaide : Australia 2/6

30 décembre 2018 au 10 janvier 2019

Décollage aux aurores, mais décalage horaire aidant, nous arrivons en après-midi à Adelaide, où Gropif vient nous chercher dans le gros pickup de Miss A. Il n’a pas changé, toujours mince et musclé, avec ces yeux brillants et ténébreux ; une belle barbe poivre et sel complète désormais le portrait. Miss A., quant à elle, garde cette allure élancée, ces épaules carrées, ces grands yeux bleus observateurs et ce rire qui monte tout seul. Quel plaisir de les revoir ! Nous vieillissons tous ; nous changeons tous ; nous prenons des décisions, des orientations différentes au cours de notre vie ; mais sans vraiment changer, finalement. Annika et Olivier habitent maintenant Woodside, les montagnes à l’Est d’Adelaide, sur un terrain gigantesque fait pour leurs chevaux et alpagas. Des tas de Gum Trees occupent l’espace et Olivier en a bordé les limites par des boutures de tout plein d’espèces, pour voir ce qui prendra. Un plan d’eau permet à leur chien Tammy de s’y jeter régulièrement pour se rafraîchir car la température ambiante avoisine les 40. Et tout en haut du terrain, un deck en bois a été construit pour y méditer ou faire du Qi Gong d’ici la fin de notre séjour ; en attendant, c’est le meilleur point de vue sur la propriété, la vallée, et l’occasion de faire péter le champagne pour fêter notre arrivée !

Le lendemain, 31 décembre, le plan est simple : faire provision de crackers, trempettes en tout genre, jus et bières, puis aller s’installer sur l’herbe au milieu des festivités pour attendre minuit, le feu d’artifice et le changement d’année.

Les filles tiennent la super forme, énervées autant par l’évènement que par nos hôtes qu’elles embêtent dans la joie.

Les chevaux de Miss A. sont magnifiques.

Nous faisons la tournée du fourrage et du remplissage des abreuvoirs le premier jour, mais ensuite Annika est pratiquement plus rapide sans nous, et seule Zoé continue à lui courir après pour l’aider.

Anne-Laure a droit à un tour du propriétaire à dos de cheval, puis les filles, l’une après l’autre, le tour du paddock.

Tammy la chienne est un formidable compagnon de jeu et ramène des cordes nouées pour se les faire lancer.

Zoé et Lily s’exécutent, d’autant plus volontiers qu’au début, les deux chats siamois de la maison se montrent farouches.

Et comme les BD ne manquent pas dans la chambre d’amis, Lily se sert copieusement.

Alors qu’Annika doit reprendre le travail rapidement, Olivier a encore quelques semaines devant lui : il nous débarque au centre ville et s’en va nager pendant nous explorons Adelaide. Le South Australia museum & gallery nous permet d’admirer un peu d’art aborigène pendant que les filles font un atelier où Lily recopie des images de nature et les colorie ; Zoé oint des tampons de couleurs vives et les applique sur une feuille de riz en s’en mettant plein les doigts.

Nous marchons à travers le mall – les rues commerçantes piétonnes – et nous achetons des plats à emporter, pour aller manger au bord de l’eau, exactement où nous étions quelques jours avant pour le feu d’artifice ; la pelouse est à présent désertée. Gropif nous rejoint pour nous guider jusqu’au jardin botanique

et plus loin entre fleuve et forêt, toujours dans Adelaide, qui possède une belle grosse ceinture de verdure.

Nous avions réservé des équipements de plongée et allons les récupérer sur le chemin du central market : un gigantesque hangar couvert dans lequel on trouve tout ce qui peut se manger. Nous y faisons provision de fromages, pain et légumes. Nos deux comparses sont quasiment rendus végétariens, nous en profitons donc pour tester leur régime. Il y a partout des options sans gluten ; par contre, il est difficile de trouver du fromage de chèvre ou de brebis, surtout qui soit fait ici. Finalement Gropif craque sur un Gin local fait tout à côté, à Kangoroo Island, et absolument excellent.

Puis nous allons manger dans un restaurant mexicain sur la rue adjacente.

Samedi 5, nous partons z’à l’aventure vers Rapid Bay et les Leafy Sea Dragons. Nous partons à 2 voitures puisque nous sommes 7, y compris Tammy, qui est toute contente d’être du voyage.

La route est très scénique, bordée d’arbres et de collines chouquettes. La pluie nous accueille à Rapid Bay, mais on s’en fout : on est là pour plonger de toute manière ! On stationne les voitures sur le bord de la plage, on sort l’équipement et zou!, les plongeurs – Anne-Laure, Olivier et moi – se préparent : on enfile nos combis, on arrime les bouteilles, on sangle les BCDs, on attrape palmes et masques and off we go, to the jetty.

Les pêcheurs sont là de chaque côté de la passerelle, et nous marchons entre eux vers les escaliers de métal, au bout, vers la mer, où nous descendons. Annika fait des photos des aventuriers que nous sommes, sous l’œil curieux, mais pas impressionnés, de nos deux filles.

L’eau est froide, très froide. Et mouillée. Les vagues nous bousculent un peu. On se jette à l’eau et on se rejoint 25 mètres plus loin, le long de l’ancienne jetty toute rouillée et pleine de corail.

On se fait signe pour la descente, mais ça ne passe pas, Anne-Laure est trop stressée pour apprécier la plongée, elle préfère remonter et nous laisser en profiter. Elle part donc rejoindre Annika, et Grop’ et moi plongeons à la recherche des Leafys, ces créatures étranges qui habitent les environs. Normalement. Parce qu’aujourd’hui, nous n’aurons pas cette chance. Certes, les piliers de l’ancienne jetty regorgent de vie, sur et entre eux, toute portion de métal ou de bois ayant été squattée par le corail.

Les bancs de poissons nous passent dessus, dessous, derrière en continu.

C’est fort beau, même si la visibilité ne dépasse pas 2 mètres. Mais de Leafys, point. Pas la queue d’un. Déception. On se rattrape sur le plaisir d’avoir pu plonger ensemble à nouveau.

Dimanche, alors qu’Annika part s’entraîner avec ses chevaux, Grop’s et moi allons rendre l’équipement de plongée et nous arrêtons au retour dans un petit village qui possède un café bio, pour y manger un sandwich rapide… qui prendra 1 heure à arriver. En rentrant vers Woodside, nous avons juste le temps d’aller à la fraiseraie du coin avant qu’ils ne ferment pour acheter des barquettes (en vue de confitures) et se jeter un petit smoothie aux fraises. Nous finissons la soirée chez la voisine, qui conserve dans son jardin des marsupiaux considérés comme éteints : les Potoroos.

Gropif utilise à bon escient ses journées libres pour nous promener dans les collines : nous passons par Ashton voir la maison que j’avais connue ; puis Montacute où ils avaient loué ensuite. Nous nous arrêtons à Morialta faire une randonnée facile et admirer les koalas dans les arbres, siestants.

Il y a plein de jeux à l’entrée du parc et les filles nous abandonnent pendant que nous préparons des sandwiches. Nous finissons la journée par Mount Lofty, le point culminant de South Australia, qui offre une belle vue d’ensemble sur Adelaide. Il y a également un bébé koala perché dans un arbre, les yeux à peine ouverts, protégé par sa maman.

Le thermomètre atteint des records et, après la baignoire de l’arrière jardin,

nous décidons carrément un après midi d’aller à la piscine de Woodside nous rafraîchir, avec Anne-Laure et les filles.

Pour notre avant-dernière soirée, nous allons manger au pub et boire des grosses bières. Tammy est du voyage et termine les assiettes. Pas les verres.

Pendant la deuxième chevauchée d’Anne-Laure et Annika,

Olivier nous emmène, moi et les filles, à travers les boisés voisins. On laisse la voiture au fond d’une impasse herbue et nous remontons à pied pour admirer les champs et, mais oui, un tas de kangourous sautillant de prés en prés, faisant fi des barrières et des propriétés, évidemment. Leurs montagnes, bien que sèches en ce moment, regorgent de vie. Les kangourous passent aussi chez O. et A., tout comme les possums la nuit et les oiseaux multicolores le jour.

Le jeudi 10, Olivier nous conduit en ville pour récupérer notre voiture de location : nous partons en road trip à travers l’Australie pour rejoindre Melbourne.


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